Depuis bientot deux ans, je me suis mis à la course à pied, au footing, au trail. C'est partie d'un émulation entre collègues dans le cadre d'un challenge organisé par l'association sportive du boulot. Cela tombait bien car il fallait que je m'échappe à cette période et depuis j'ai pris le pli.
C'est simple, un collant, un haut (un peu chaud en hiver), une paire de running et c'est parti. Il ne faut surtout pas oublier la musique. Tu peux courir n'importe où ! J'ai la chance d'avoir une forêt pas loin et une rivière pas loin également, donc je varie les plaisirs.
En ce début de nouvel année pénible, j'ai déjà en ligne de mire quelques courses, dont une difficille pour moi, où l'on grimpre et descend 3 fois les flancs de la vallée de Seine (dans 4 mois environ). Je n'ai pas du tout le physique pour des sports de fond comme le trail. Je suis grand et plutôt massif, ce qui fait que j'ai beaucoup moins de facilité et plus de risques de traumastismes articulaires. Donc objectif en tête et besoin de me changer les idées, je suis parti sur un petit ryhtme d'entrainement les week end sans plongée, ni enfants.
Je suis donc parti un matin plein de bruine, la gourde sur les reins, l'iphone avec l'application me donnant la distance, le temps et surtout jouant en fond ma musique aléatoirement. J'avais une petite idée du parcours car je voulais passer par un endroit particulier pour moi. Mais je n'avais aucune idée de la distance ni de la durée. C'est donc les écouteurs dans les oreilles que j'ai commencé à devaler la pente pour sortir du lotissement et emprunter les routes du hameau, relativement plates histoire de m'échauffer, pour bifurquer ensuite dans les champs et progresser petit à petit vers la foret au dessus.
Pendant un bon quart d'heure, je me cale au niveau du souffle, les jambes sont un peu raides. Puis j'ai pris un rythme auniveau du souffle et j'ai l'impression que je pourrais courir comme cela longtemps, j'ai juste à gérer l'allure en fonction des dénivellés. A partir de ce moment là, c'est la partie musculaire qui va commencer à se manifester , surtout au niveau des bras. Au bout d'une heure et quart, je commence à sentir mes articulations surtout au niveau des chevilles et un peu des genoux mais la production d'endorphine compense généralement cette impression pendant quelques minutes. C'est à partir d'une heure trente que se rapellent à mon bon souvenir les muscles des cuisses, des mollets et des pectoraux. C'est sensiblement la même chose à chaque fois.
Cette fois, j'ai pu au final faire un petit quinzaine de kilomètres, en une heure et quart, par monts et par vaux, accompagner de lapins et de biches vers l'endroit où je voulais vérifier la tenue dans le temps de ça :
C'est couillon, bêtement romantique. je l'avais gravé dans ce tronc avec une clé, en attendant qu'ils arrivent tous les quatres à ma hauteur. Caché du chemin, seul moi savait ce que j'étais en train de faire lors de cette ballade en famille. Je ne pouvais savoir que 2 semaines après c'était envolé. J'y suis retourné une fois, cela tient toujours, cela vieillit un peu , mais cela tient. Les forestiers se rapprochent épargneront il ce hêtre ? L'avenir le dira.
Durant cette première course, la musqiue dans les oreilles, j'avais tournée mes idées dans tous les sens et j'avais décidé d'accepter cet drôle d'amitié qu'elle me proposait, tout en pensant que je pourrais faire pencher les plateaux de la Balance à défaut de tourner les seins de cette Vierge vers moi. Comme je le craignais ça été difficile ...

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